mercredi 19 octobre 2016

Mercredi 19 octobre - Histoire - L'invention de la citoyenneté dans lemonde antique - Evaluation

Problématique
Plan détaillé  

Méthodologie
Comment construire une introduction ?



Comment construire une conclusion ?



Cours dialogué: Correction et reprise 
 
Introduction
Accroche avec définition des termes et du cadre chronologique
- Accroche par la définition des termes
- Définition de la citoyenneté et de son invention par Athènes au Vème siècle mais aussi de son exercice
- Cadre d'Athènes 
- Cadre de Rome
- Intéret de faire la comparaison avec Rome et un système impérial différent où la citoyenneté existe mais implique d'autres choses, dans des contextes différents
Introduction du sujet de manière littérale
Problématisation du sujet
Annonce du plan
- soit par : Premièrement/dans un premier temps/Puis, Dans un second temps/...
- soit par trois phrases successives qui correspondent chacune à une partie du plan
I) Les citoyennetés athénienne et romaine présentent d'évidents points communs
Entre la citoyenneté athénienne et la citoyenneté romaine dans l'Empire, on peut constater nombre de similitudes aussi bien en termes de droits que de devoirs pour les citoyens reconnus comme tel. La citoyenneté est un statut privilégié qui offre des avantages politiques, judiciaires, fonciers et religieux en échange de devoirs spécifiques à accomplir pour chaque droit obtenu. C'est un statut social qui différencie les populations au sein de la cité athénienne et de l'Empire, il distingue les citoyens des non-citoyens, de ceux qui n'ont pas ou plus la citoyenneté. La conception citoyenne d'Athènes semble en partie communément reprise par Rome et l'Empire, territoires qui à l'heure de la République romaine a été longtemps sous influence grecque.
A) Les droits communs aux deux cités athénienne sont nombreux...
- droits politiques (participer à la vie politique et aux institutions
- droits fonciers (droit de propriété)
- droits religieux (participation aux fêtes, banquets et pratiques liturgiques) assimilables à des devoirs
- droits judiciaires (traitement par la justice différent suivant que l'on est citoyen ou pas, possibilité de demander justice, pas de torture)
- droits ouverts aux hommes mais exclus pour les étrangers (météques à Athènes), les esclaves, les femmes et enfants qui ne sont pas descendants de citoyens
B) ...et répondent également à des devoirs communs.
- devoirs fiscaux (s'acquitter des impôts et taxes spécifiques)
- devoirs militaires (effectuer son service militaire et défendre la cité ou l'Empire en fonction de ses intérêts et à la hauteur de ses moyens, de sa richesse)
- devoirs de respecter les lois, les institutions et les magistrats des deux régimes politiques
- devoirs religieux (participer à la vie religieuse à la hauteur de ses moyens, honorer les dieux par la pratique liturgique)
- devoirs politiques (participer à la vie politique de la cité, être présents dans les institutions représentatives, respecter les décisions prises et l'intérêt de la cité et de l'Empire)
- devoirs de recensement dans les dèmes pour les Athéniens et dans les comices pour les Romains leur permettant d'exercer des fonctions politiques

C) Une transmission de la citoyenneté aux futurs citoyens mâles
- la citoyenneté est héréditaire à Athènes et à Rome, elle se transmet par les parents citoyen pour l'homme et fille de citoyen pour la femme après les réformes de Périclès 
Transition: Les citoyennetés athénienne et romaine présente dans des contextes historiques et géographiques différents, des points communs et des ressemblances manifestes MAIS elles ne sont pas identiques et correspondent à des visions de la vie en société bien différentes.

II) Les différences et spécifités des citoyennetés athénienne et romaine permettent de distinguer deux sociétés aux conceptions politiques proches mais profondément différentes qui se développent dans des contextes historiques et géographiques spécifiques.

A) Les différences géographiques, démographiques et historiques ne permettent pas de considérer la citoyenneté des cités athénienne et romaine de la même manière.
- Des différences territoriales et géopolitiques manifestes: Athènes exerce son influence sur l'Attique, un espace restreint même si son influence a pu s'étendre jusqu'au reste de la Grèce. Rome exerce pour sa part son Empire surune part considérable du monde connu, autour de la Méditerranée (Mare Nostrum) jusqu'aux confins du Proche Orient et de l'Europe du Nord
- Des différences démographiques : La cité athénienne compte en son sein plus de 400 000 habitants et à peine 10% de citoyens au Vème siècle avabnt JC; quant à Rome, sa population entre le Ier et IIIème siècle oscille entre 50 et 80 millions de personnes, avec une part croissante de citoyens selon les différents processus progressifs d'obtention de la citoyenneté (tables claudiennes, édit de Caracalla).
- Une différence historique majeure: la citoyenneté athénienne s'exerce dans une période de l'histoire de la Méditerranée et de la Grèce bien antérieure à l'exercice de la citoyenneté romaine et à la simple création de la République romaine.
B) Des différences politiques majeures entre les deux systèmes athénien et romain existent et restent inconciliables.
- L'organisation du pouvoir et son exercice différent entre Athènes et Rome: Athènes refuse le pouvoir d'un seul homme (tyrannie) et instaure la démocratie, le pouvoir du peuple citoyen exercé par des représentants ou directement au sein d'institutions spécifiques, créées pour séparer les pouvoirs et éviter leur confiscation (Héliée, Magistrats, Boulée). 
Quant à Rome, contrairement à la République, l'Empire est marqué par le pouvoir d'un seul homme, l'Empereur et le Sénat, seules institutions, voit son pouvoir grandement limité.  
Le pouvoir à Athènes est démocratique en principe mais il s'impose davantage comme étant aristocratique et clairement ploutocratique jusqu'à ce que Périclès impose le misthos (450 avant JC). Le pouvoir à Rome est autoritaire, autocratique (le pouvoir d'un seul), il peut être tyrannique (reposant sur la violence et l'exercice solitaire des pleins pouvoirs), mais comme il inclut les grandes familles patriciennes de Rome et les élites des colonies et alliés, il est oligarchique et comme il repose aussi sur l'argent, il présente aussi des dimensions ploutocratiques.

- une participation et une implication dans les institutions différentes: 
La participation des citoyens athéniens est difficile au regard du nombre même si elle est obligatoire. A Rome,  elle est rendue plus complexe en raison de l'étendue de l'Empire, du fait que ses citoyens ne sont pas tous à Rome et même en Italie.

C) l'exercice et l'obtention de la citoyenneté diffèrent également
La citoyenneté athénienne est fermée, élitaire et réservée aux seuls citoyens masculins, fils de citoyens, libres et âgés de 18 à 60 ans et ayant effectué éphébie et service militaire. 
En principe, la citoyenneté athénienne ne s'obtient pas sauf pour services rendus. 
A Rome, à l'inverse, si elle est réservée pour l'exercice des droits politiques aux hommes, elle concerne les femmes. Elle se transmet de manière héréditaire mais on peut l'obtenir plus facilement (services rendus, construction d'édifices, d'infrastructures, attribution de la citoyenneté aux élites alliées et vaincues dans le cadre des conquêtes et de la romanisation). Et sous Caracalla, avec son édit de 212, c'est l'ensemble de la population de l'Empire qui peut se prévaloir du droit de cité romain. Elle devient universel au sens du monde connu et dominé par Rome et l'Empire.


Conclusion:
Reprise des enseignements du développement: Malgré les ressemblances entre Athènes et Rome sous l'Empire, les différences sont nombreuses et profondes quant à la citoyenneté. Les différences dans l'exercice, l'obtention et la diffusion de la citoyenneté permettent de comprendre que les deux régimes politiques athénien et romain, et leurs institutions sont profondément différents. Ils renvoient à deux conceptions du pouvoir et des responsabilités politiques opposées.
Réponse au sujet: Athènes est une démocratie inaboutie, de principe où la citoyenneté est un privilège fermé, réservé à une élite masculine. Rome et l'Empire s'appuient au contraire sur un régime politique autoritaire et autocratique où la citoyenneté devient progressivement universelle, et perd en utilité pour accèder aux pouvoirs.
Ouverture
option 1) Aujourd'hui, il est possible de constater que nos systèmes politiques actuels toujours fondés sur la citoyenneté ont repris des éléments et des principes des deux systèmes antiques étudiés: le principe démocratique et ses institutions séparées en vue d'éviter une tyrannie et l'universalité de la citoyenneté sur un même territoire, c'est à dire en évitant de faire que la citoyenneté ne soit partagée que par une élite restreinte.
option 2) Certaines des limites des deux systèmes romain et athénien perdurent jusqu'à nos jours dans nos régimes démocratiques où la citoyenneté n'est plus un privlège. En effet, tendances oligarchiques et ploutocratiques sont encore à l'oeuvre.
option 3) Ces deux systèmes montrent comment l'Europe a construit ses systèmes politiques actuels et expliquent les différences avec des régimes comme le régime chinois ou russe qui correspondent à d'autres civilisations et d'autres histoires.


Evaluation - 25minutes


Définitions (12pts)
  • immigration (1pt)
  • développement durable (2pt)
  • citoyenneté (1pt)
  • romanisation (2pts)
  • ploutocratie (1pt)
  • démocratie (1pt)
  • aristocratie (1pt)
  • oligarchie (1pt) 
  • puissance (1pt)
  • géopolitique (1pt)
Dates (8pts) 
  • De quand date le rapport Bruntland ? (1pt)
  • Quand a eu la conférence pour le climat de Copenhague ? (1pt)
  • Quand la dernière conférence pour le climat, la COP 21 ? (1pt)
  • Date des réformes de Clisthène (1pt)
  • Date de la réforme de Périclès (1pt)
  • Date des tables claudiennes (1pt)
  • Date du droit de cité d'hadrien donné à l'Orient (1pt)
  • Date de l'édit de Caracalla (1pt)
Travail pour la rentrée du mardi 8 novembre
- Apporter affaires de géographie



Travaux de groupes: la classe est organisée en différents groupes qui se partagent les études de cas portant sur la question de l'eau entre Syrie, Irak et Turquie et sur le cas californien

- Powerpoint possible et valorisé
- Travail partagé obligatoire
- Questions ramassables
- Introduction et conclusion obligatoires 
- Le passage à l'oral ne concerne que les questions posées ci-dessous, pas celles du livre.
 
- Groupe 1: 1 à 5 pages 78-79 ET Questions pages 80-81 - A l'écrit
A l'oral
- Comment se répartissent les ressources en eau entre Turquie, Irak et Syrie ? Quelles inégalités entrainent-elles au regard des besoins des populations turques, irakiennes et syriennes ?
- Comment est gérée la ressource eau entre Turquie, Irak et Syrie ? Dans quelle mesure l'usage et l'accès à l'eau peuvent-ils être instrumentalisés ? Dans quelle mesure l'eau et son accès peuvent-elle être source de conflictualité potentielle ? Dans quelle mesure la situation gépolitique de la région accroit-t-elle la vulnérabilité des populations face à l'eau, son accès et ses usages ? 
- Dans quelle mesure la Turquie instrumentalise-t-elle le projet GAP à des fins géopolitiques nationale et régionale pour dominer son espace proche et contraindre les Etats voisins ?
- Groupe 2: 1 à 6 page 82-83 ET 7 à 13 pages 84-85 - A l'écrit
A l'oral
- Dans quelle mesure l'eau en Californie est-elle une ressource rare aussi nécessaire que mal gérée ?
- Dans quelle mesure la Californie, Etat le plus développé et riche des Etats-Unis, peut-elle gérer durablement ses ressources en eau ? Quelles en sont les limites ?

mardi 18 octobre 2016

Mardi 18 octobre - Histoire - L'invention de la citoyenneté dans le monde antique

Séance 5 - La citoyenneté dans le monde antique (Athènes au Vème siècle avant J-.C., Rome I-IIIème siécle), approche comparative et confrontative

Cours dialogué: Etude et analyse du sujet proposé en vue de produire une réponse sous forme de composition avec introduction et conclusion

- Etape 1 - Etude du sujet via un schéma heuristique

- Etape 2 - Analyse à partir d'un questionnement centré autour de cinq questions majeures

- Etape 3 - Problématisation

- Etape 4 - Elaboration d'un plan 

 

lundi 17 octobre 2016

Mardi 8 novembre - Géographie - Gérer les ressouces terrestres : l'eau ressource essentielle

Travail pour la rentrée du mardi 8 novembre
- Apporter affaires de géographie



Travaux de groupes: la classe est organisée en différents groupes qui se partagent les études de cas portant sur la question de l'eau entre Syrie, Irak et Turquie et sur le cas californien

- Powerpoint possible et valorisé
- Travail partagé obligatoire
- Questions ramassables
- Introduction et conclusion obligatoires 
- Le passage à l'oral ne concerne que les questions posées ci-dessous, pas celles du livre.
 
- Groupe 1: 1 à 5 pages 78-79 ET Questions pages 80-81 - A l'écrit

A l'oral
- Comment se répartissent les ressources en eau entre Turquie, Irak et Syrie ? Quelles inégalités entrainent-elles au regard des besoins des populations turques, irakiennes et syriennes ?
- Comment est gérée la ressource eau entre Turquie, Irak et Syrie ? Dans quelle mesure l'usage et l'accès à l'eau peuvent-ils être instrumentalisés ? Dans quelle mesure l'eau et son accès peuvent-elle être source de conflictualité potentielle ? Dans quelle mesure la situation gépolitique de la région accroit-t-elle la vulnérabilité des populations face à l'eau, son accès et ses usages ? 
- Dans quelle mesure la Turquie instrumentalise-t-elle le projet GAP à des fins géopolitiques nationale et régionale pour dominer son espace proche et contraindre les Etats voisins ?
- Groupe 2: 1 à 6 page 82-83 ET 7 à 13 pages 84-85 - A l'écrit
A l'oral
- Dans quelle mesure l'eau en Californie est-elle une ressource rare aussi nécessaire que mal gérée ?
- Dans quelle mesure la Californie, Etat le plus développé et riche des Etats-Unis, peut-elle gérer durablement ses ressources en eau ? Quelles en sont les limites ?

Thème 2 - Gérer les ressources terrestres
Séquence - l'eau, une ressource essentielle
Séance 1 - Etudes de cas: la question de l'eau entre Syrie, Irak et Turquie

Groupe: Hector, Nicolas, Antoine, Paul, Eloi, Matthieu
I) - Comment se répartissent les ressources en eau entre Turquie, Irak et Syrie ? Quelles inégalités entrainent-elles au regard des besoins des populations turques, irakiennes et syriennes ?
II) - Comment est gérée la ressource eau entre Turquie, Irak et Syrie ? Dans quelle mesure l'usage et l'accès à l'eau peuvent-ils être instrumentalisés ? Dans quelle mesure l'eau et son accès peuvent-elle être source de conflictualité potentielle ? Dans quelle mesure la situation gépolitique de la région accroit-t-elle la vulnérabilité des populations face à l'eau, son accès et ses usages ? 
III)- Dans quelle mesure la Turquie instrumentalise-t-elle le projet GAP à des fins géopolitiques nationale et régionale pour dominer son espace proche et contraindre les Etats voisins ?
 










Lundi 17 octobre - Histoire - L'invention de la citoyenneté dans le monde antique

Travail à faire pour lundi 17 octobre
Travail individuel
- Reprendre le cours - Terminer le schéma heuristique
- Recopier la frise page 59 en ajoutant les dates des régnes et les dynasties des principaux empereurs romains à partir d'Octave Auguste en vous aidant de www.wikipedia.fr et http://www.empereurs-romains.net/emp00chrono.htm

Travail collectif: proposer par groupes, une réponse organisée, articulée autour d'un plan autour des deux sujets suivants, en vue d'une présentation orale de 10 à 15 minutes maximum:
Sujet 1 - L'édit de Caracalla ou l'édit étendant la citoyenneté à l'ensemble de l'Empire (68 et suivantes) Problématique générale : Comment l'édit de Caracalla permet-il l'extension de la citoyenneté et sa diffusion dans l'Empire pour maintenir son unité, mieux le maîtriser et intégrer voire assimiler via la romanisation, les différents peuples qui le composent ?
Sujet 2 - Diffusion et extension de la citoyenneté à l'Empire et limites (64 à 68)
Problématique générale : Quelles sont les formes et les conséquences d'une romanisation généralisée dans les territoires de l'Empire grâce à la citoyenneté pour tous ?


Séance 3 - l'extension de la citoyenneté et sa diffusion dans l'Empire permettent de maintenir son unité, de mieux le maîtriser et d'inclure via la romanisation, les différents peuples qui le composent

Vérification du travail, passage à l'oral et reprise: 10 élèves n'ont pas fait le travail demandé (schéma heuristique)

Sujet 1 - L'édit de Caracalla, l'édit étendant la citoyenneté à l'ensemble de tous les hommes libres de l'Empire en 212 
- Edouard, Augustin, Gérard, Archibald, Antonin - 13
- Charlotte, Faustine, Lola, Thaïs - 14

Sujet 2 - Diffusion et extension de la citoyenneté à l'Empire et leurs limites 
- Charles, Luc, Umberto - 14
- Maylis, Maylis, Chloé, Clémentine et Domitille - 14

Chronologie de la diffusion de la citoyenneté romaine dans l'Empire: une diffusion progressive et graduelle

41-54 - Claude accorde la citoyenneté romaine aux élites des provinces gauloises (Belgique, Gaule lyonnaise et Aquitaine) alors que la gaule Narbonnaise en bénéficie déjà (tables claudiennes)
 
69-79 - Vespasien accorde la citoyenneté à l'Espagne

117-138 - Hadrien accorde la citoyenneté aux peuples d'Orient et aux pérégrins (sujet de l'Empire, n'ayant pas la citoyenneté romaine)

212 - Edit de Caracalla accorde la citoyenneté à tous les hommes libres de l'Empire 

L'ensemble de ces décisions impériales entraîne la diffusion progressive de la citoyenneté à des territoires de plus en plus éloignés de Rome (peuples et provinces de statut différents), qui aboutit à accorder la citoyenneté romaine à tous. Cela ne se fait pas sans critiques ni motivations cachées.

Diffuser la citoyenneté par l'édit de Caracalla permet de conserver et de faire l'unité de l'Empire   

Cours en autonomie: Questions 1 et 2 du document 3 page 69 
Cours dialogué: reprise

Que constate Aelius Aristide quant à l'organisation de l'Empire et la diffusion de la citoyenneté romaine ?
Aelius Aristide distingue le citoyen romain du non-romain en s'appuyant sur des critères liés à la naissance et à la transmission de la citoyenneté par la famille, à la condition sociale et financière, à leurs capacités et vertus prétendument supérieures. 

Il y a donc une distinction entre deux groupes: l'un possède les droits de cité (droits de propriété, droit de participer à la vie politique, droit judiciaire, exemptions de taxes...), l'autre est exclu de toute activité politique et doit obésissance, tout en s'acquittant d'impôts supplémentaires et d'une participation au service militaire.
Que fait l'Empire de Rome pour mériter l'éloge du philosophe grec ? 
 Rome a su en offrant la citoyenneté progressivement mettre fin à la distinction que l'on retrouve à Athènes et chez les Grecs, celle entre Grecs civilisés et Barbares étrangers et non civilisés. Faisant cela, Rome a créé un sentiment d'appartenance et une communauté d'intérêts au sein de l'Empire, favorisant son unité, le maintien et la stabilité du pouvoir politique à Rome tout en incluant les élites des peuples et provinces de l'Empire dans son organisation et sa gestion. Autres intérêts : l'Empire n'a jamais été puissant car il n'a jamais été aussi "riche en hommes" et en ressources.

L'édit de Caracalla (ou Constitution antonine) en 212 offre la citoyenneté à tous les hommes libres de l'Empire, s'écartant des précédentes politiques d'octroi de la citoyenneté
 
Cours en autonomie: A partir des exposés, des questions 1 à 5 page 71 + Bilan et du livre, les élèves produisent un schéma heuristique présentant l'édit de Caracalla, ses motivations, ses conséquences et limites, son inscription dans la continuité de l'extension de la citoyenneté à l'Empire.

Motifs et raison de l'extension de la citoyenneté via l'édit de Caracalla
  • Raisons religieuses :  
- liée à une victoire militaire à sa sauvegarde: il veut rendre "grâce aux dieux"
- étendre les cultes romains et impérial dans toutes les provinces et villes pérégrines

  • Raisons fiscales :
Cet édit permet d'augmenter le nombre des assujettis à l'impôt successoral qui grevait les citoyens. En effet, dans un premier temps, l'édit a comme conséquence de faire payer à tous les habitants libres des taxes sur les successions. Celles-ci ne sont en effet payées que par les citoyens romains. 

  • Raisons politiques : 
- Rallier et apaiser les provinciaux à Caracalla, après l’assassinat de son frère Geta et faire l'unité autour de lui
- Permettre à tous, de participer plus ou moins activement et directement à la vie politique de Rome (intégration politique et sociale relative)

  • Raisons administratives : 
- Simplifier les procédures en unifiant les statuts individuels et permettre à la quasi-totalité des habitants de l'Empire d'adopter les règles juridiques que le droit romain réservait aux seuls citoyens. 
(Les nouveaux citoyens gardèrent la faculté de se soumettre à leurs usages traditionnels et coutumiers. D'où un régime d'option laissée aux citoyens entre les règles romaines et les coutumes locales.)
Oppositions, critiques et limites de l'édit:
- Hostilité liée à la gouvernance violente et insolente de l'Empereur
- Crainte d'une perte de pouvoir politique, social et symbolique car les élites romaines constatent que leur citoyenneté n'est plus un privilège dans l'Empire. En effet, il y a plus de citoyens de droit romain hors de Rome qu'à Rome.
- Prédation de l'Empereur et son âpreté au gain via l'augmentation des impôts liée à l'extension du nombre de citoyens (Dion Cassius 5 page 71)
- Risque militaire accru pour l'Empire car le recrutement des soldats et légionnaires s'avère plus compliqué (fin de l'obligation militaire)

Partisans:
- les non citoyens qui gagnent le droit de cité et donc des droits en plus, des devoirs en moins, tout en pouvant se revendiquer comme citoyen romain

Bilan et impacts de l'édit de Caracalla ou Constitution antonine:

C'est une mesure révolutionnaire dans le cadre des politiques d'attribution progressive de la citoyenneté car :
- elle inclut en une fois, tout l'Empire et ses hommes libres,
- elle n'est plus sollicitée, transmise de manière héréditaire ou obtenue après services rendus 
- elle est donnée sans contreparties (à l'exception des impôts spécifiques).
- elle met fin définitivement à une division sociale et politique dans l'Empire, redistribuant et réorganisant les pouvoirs à l'échelle de l'Empire et non plus de la seule Rome.

Cela marque l'aboutissement d'un long processus historique qui, par des concessions plus ou moins généreuses, a progressivement étendu à des étrangers les droits du citoyen romain. Cela a posé les fondements pour une romanisation massive de l'Empire: le territoire de l'Empire grâce à une citoyenneté généralisée, s'est unifié autour du droit romain, de ses modes d'occupation de l'espace, de ses dieux et de ses manières de vivre. 
Schéma page 77 à reprendre

 Les déditices sont ceux qui ont pris les armes et combattu contre le peuple romain, et se sont rendus après la défaite.
Séance 4 - Les formes et conséquences d'une romanisation généralisée dans les territoires de l'Empire grâce à la diffusion d'une citoyenneté pour tous

 Les formes de la romanisation
- nouvelle organisation et nouvelle gouvernance des villes et des provinces, qui permet une admnistration plus simple donnée aux élites locales et menées par l'ordre des décurions (sorte de conseil municipal local rassemblant les plus fortunés)
- nouvelle formes urbaines des villes:  
- organisation des cités autour d'un plan typiquement romain lié à la sacralisation d'un espace organisé autour d'un plan orthogonal découpé par le cardo et le decumanus, sur le modèle de la fondation de Rome.

- nouveaux types de batiments, d'infrastructures et de monuments typiquement romains à la gloire des Empereurs et des divinités (théâtre, thermes, forum, arc de triomphe...)
- nouvelles pratiques religieuses :
le culte local est romanisé et les divinités renommées ou incluses aux cultes romains et impérial
- nouvelle langue : le latin s'impose aux élites et à ceux qui gouvernent localement
- nouvelles pratiques administratives et de nouvelles normes: le droit romain et les procédures romaines s'imposent
- nouvelles pratiques sociales et culturelles, liées à l'imposition du latin, à des nouveaux édifices, à de nouvelles règles et normes et à de nouvelles pratiques et modes venues de Rome.
Le mode de vie et de pensée de la civilisation romaine s'impose à l'Empire, à ses élites puis très lentement à l'ensemble des populations. Les Gaulois deviennent par exemple des gallo-romains, ils gardent une partie de leur culture propre mais l'influence romaine s'ajoute et remplace en partie les attributs locaux. 

La citoyenneté par sa diffusion a permis et renforcé la romanisation, qui elle-même a permis à la citoyenneté romaine de s'imposer plus aisément dans l'Empire.

Cours dialogué: Production d'un schéma heuristique présentant la romanisation et ses conséquences.



La romanisation, c'est le processus d'assimilation, voire d'acculturation, rencontré dans les diverses régions conquises par Rome. Pour faire plus simple, il s'agit de l'adoption par les vaincus du système politique et social, des coutumes et des différentes formes de culture émanant de Rome.


La première phase de romanisation se résume essentiellement à une conquête militaire, mais doit composer avec les rébellions qui marquent une certaine résistance. (En Gaule, l'insurrection menée par l'Arverne Vercingétorix en 52 av. J.-C). Toutefois, comme le signale Jules César dans ses Commentaires de la guerre des Gaules, huit années ont suffi pour pacifier le pays (mais il aura fallut deux siècles pour pacifier la péninsule ibérique). Après la Pax Romana, l'arrivée d'immigrants d'origine romaine et italique s'établissant dans les cités permet l'émergence de foyers de diffusion culturelle, doublés de centres de contrôle politique et administratif. Les vétérans des légions, mais également des colons italiques en quête de nouvelles terres et de meilleures conditions de vie influent alors sur le processus de romanisation.


La seconde phase de la romanisation est liée à l'accession à la citoyenneté romaine. Pour les peuples italiques, ce sera chose faite au Ier s. av JC. Les Gaulois des villes obtiennent le droit de cité en 49 av. J.-C., permettant ainsi le ralliement des élites urbaines. Enfin en 212, l'empereur Caracalla élargit ce droit à tous les sujets libres de l'Empire, en vertu de la Constitutio Antoniniana. Ce droit de citoyenneté permet la mise en place d'un climat propice à l'acceptation de Rome.



La troisième phase est liée à l'assimilation culturelle : l'adoption de la langue latine dans tous les milieux reflète une tendance à l'uniformisation culturelle. Néanmoins, les régions conservent leurs dialectes ainsi que certaines coutumes et traditions culturelles. De même, la romanisation se manifeste par la pénétration de la religion romaine. Elle se traduit également par l'adoption des vêtements et du mobilier, des noms (praenomen, nomen et cognomen), par l'usage de la monnaie, du système métrique ainsi que par l'acceptation du droit romain qui supplante les coutumes tribales. L'adoption des pratiques commerciales romaines est favorisée par la construction des voies romaines pavées (permettant le désenclavement des provinces les plus reculées de l'Empire) et le développement des voies maritimes.Le processus de romanisation est renforcé par la fondation ou la restructuration des villes. Construites selon un plan en damier, les villes des colonies romaines comportent systématiquement un forum et des édifices symboliques de l'identité et de la culture romaine : amphithéâtres, thermes, temples, aqueducs. Le nouveau visage des villes permet d'amener progressivement et en douceur les populations aux pratiques des colonisateurs (voir Leptis Magna en Libye et les exemples locaux).


Limites à la Romanisation - Même si l'intégration de la Gaule par Rome a été une réussite presque totale, la romanisation n'a pas été générale dans tout l'Empire. Comment expliquer cet échec ? Deux éléments de réponse : 1 - le peu d'intérêt des Romains à contrôler et peupler des territoires pauvres et marginaux; 2 - parce que la domination romaine a parfois été plus nominale qu'effective.



CONCLUSION

La citoyenneté dans l’Athènes du Vème siècle avant J-C et celle dans l’Empire romain du Ier au IIIème siècle sont fondamentalement différentes aussi bien dans leur contenu que dans leur diffusion.

De fait, dans son contenu la citoyenneté athénienne implique une égalité des droits qui n’existe pas dans la citoyenneté romaine. De plus, alors que la première implique des droits très importants, la citoyenneté romaine est presque vide de contenu politique.

Dans sa diffusion, le statut de citoyen athénien est réservé à une élite alors que celui de citoyens romains tend vers l’universalité.

Il semblerait que nos démocraties contemporaines aient pris le meilleur des deux modèles en instaurant une égalité en droit entre les citoyens et en tendant vers l’universalité.

Travail mardi 18 octobre
Travail collectif

- Préparer les biographies avec illustrations de

  • Jules César, 
  • Claude,
  •  Auguste, 
  • Vespasien, 
  • Tibère, 
  • Trajan, 
  • Caracalla,
  •  Hadrien,
  •  Suétone, Tacite, Dion Cassius et Sénéque
Travail individuel
Compléter avec le cours en ligne, les deux schémas heuristiques


Programme de l'évaluation pour mercredi 19 octobre


Liste des définitions à connaître
  • émigration
  • immigration
  • développement durable
  • citoyenneté
  • romanisation
  • isonomie
  • démocratie, oligarchie, aristocratie, ploutocratie, tyrannie
  • éphébie
  • puissance
  • géopolitique
  • misthos
  • ostracisme
  • pérégrin
  • droit de cité
Liste des dates à connaître
  • chronologie des sommets de la Terre et du développement durable
  • chronologie de la citoyenneté athénienne
  • chronologie de la citoyenneté romaine
Liste des connaissances à maîtriser
  • droits et devoirs de la citoyenneté athénienne
  • droits et devoirs de la citoyenneté romaine
  • institutions athéniennes et rôles
  • extension de la citoyenneté romaine et motivations
  • différences et points communs entre Rome et Athènes

Travail pour mercredi 19 octobre

Par groupes, vous allez répondre au sujet suivant;

La citoyenneté dans l'Antiquité : Athènes au Vème siècle-Rome au Ier-IIIème siècles, points communs, différences et spécifités

Rédaction sous forme de tableau avec introduction et conclusion rédigées